Chers spectateurs et amis,

Le Théâtre Jean Renoir fête cette année ses 10 ans d’existence en octobre prochain: à cette occasion, il a choisi de présenter une pièce de Jean Anouilh « La belle Vie » (en langue française), un petit bijou de comédie révolutionnaire où le rire est omniprésent.

Nous voici transportés après la Première Guerre Mondiale en Bavière, à Munich précisément où les socialistes ont installé un gouvernement du peuple appelé « Räterepublik », la République des Conseils: un évènement historique de courte durée qui a génialement inspiré Anouilh. Tous les aristocrates et bourgeois « ayant sucé le sang du peuple » durant des siècles seront fusillés, sauf la famille de Valencay épargnée, à condition de jouer sa vie quotidienne (au travers des scènes de ménage, jeu, débauche, vie frivole) et cela dans un « Musée du Peuple »: « il y a l’éducation du peuple! Et il ne faut pas que le peuple oublie! »

L’humour est acerbe, caustique. L’auteur n’épargne personne et la caricature se fond dans la réalité pour faire rire franchement.

Jean Anouilh a écrit cette pièce en 1979 spécifiquement pour la télévision, et c’est en 2012 que la fille de l’auteur, Colombe Anouilh sortit le manuscrit de l’ombre pour le confier à une compagnie de théâtre et la faire monter sur les planches.

A nous la Belle Vie!

 


 

Das « Théâtre Jean Renoir » feiert sein 10-jähriges Jubiläum im kommenden Oktober mit der Aufführung eines ganz besonderen Theaterstücks: « La belle Vie » von Jean Anouilh.

Der Autor versetzt uns in die Atmosphäre der sozialistischen Revolution, die nach dem ersten Weltkrieg zur Gründung der « Räterepublik » in München führte (und die im übrigen nur ein paar Wochen Bestand hatte!). Dieses historische Ereignis inspirierte Anouilh zu einem absoluten literarischen Geniestreich: Er erfand die Geschichte, dass der Revolutionsrat sich entschieden habe, alle Adligen als jahrhundertelange « Ausbeuter des Volkes » zu erschießen. Alle – bis auf die Familie des Grafen von Valencay. Denn dessen Familie ist dafür ausersehen, zur Erziehung des Volkes ihr tägliches, nutzloses und ausbeuterisches Leben in einem « Museum des Volkes » vor den gaffenden Augen des Publikums in der Öffentlichkeit weiterzuspielen.

Dieser Plot ist die Basis für eine unglaublich komische und satirische Komödie, die in ihrer Parodie weder die Sozialisten noch die Adligen noch die Lachmuskeln der Zuschauer verschont…